Test d’un nouveau médicament contre le cancer

Les PME galiciennes testent leur premier médicament antitumoral chez l’homme

 

Il y a un peu plus de deux ans, quatre PME galiciennes du secteur de la biotechnologie ont entamé un parcours commun dans le but que la somme des efforts et l’optimisation des ressources se traduisent par l’accélération des résultats et raccourcissent le chemin difficile vers la réalisation de nouveaux médicaments antitumoraux. Le mois prochain, l’alliance que GalChimia, Oncostellae, Nanogap et AMSLab formé sous le sceau commun Neogalfarm répondra à l’un des objectifs fixés il y a un an : initier des essais sur l’homme sur au moins un de leurs composés en développement.

Après avoir mis en évidence un comportement prometteur lors d’études antérieures chez la souris, cette molécule Oncostellae est la première des différentes versions synthétisées par la plateforme Neogalfarm dans des conditions permettant de passer du laboratoire à l’essai clinique. “Le composé n’agit que dans l’intestin, n’est pas absorbé dans le sang et ne passe pas dans la circulation sanguine, de sorte qu’il est plus sûr et cause moins d’effets secondaires que les autres”, a déclaré Guido Kurz, PDG d’Oncostellae, expliquant comment cette toxicité plus faible suggère un avantage clinique en permettant des doses plus élevées bien tolérées par le corps. Les études chez la souris, selon M. Kurz, indiquent une première utilité dans le traitement des maladies inflammatoires de l’intestin — intestin irritable, colite et maladie de Crohn — pathologies, a-t-il dit, qui peuvent évoluer vers la fibrose et le cancer du côlon, ce qui suggère que le composé à l’étude pourrait avoir une application dans le traitement du cancer colorectal.

L’essai clinique sur des volontaires sains sera réalisé sur 56 candidats à l’Hôpital Sant Pau à Barcelone. Dans cette première phase, l’objectif sera de valider le comportement de la substance dans l’organisme, en recherchant les mêmes résultats de toxicité et de sécurité déjà observés dans les modèles animaux. La route, a dit Carme Pampín, PDG de Galchimia, est pleine d’obstacles, mais nous sommes devant une clé qui “tient dans la serrure”. La prochaine chose, a-t-il illustré, sera de faire en sorte qu'”il n’ouvre que la porte que nous voulons”.

La plate-forme est soutenue par le Ministère régional de l’économie, de l’emploi et de l’industrie et est financée par le programme Conecta-Peme de l’Agence galicienne de l’innovation (GAIN), cofinancé par des fonds européens.

Pampín a déclaré qu’un deuxième composé développé sous l’égide de Neogalfarm – dans ce cas appartenant à Galchimia – est en mesure d’achever les premiers essais sur l’homme dans les “prochains mois”. La plateforme, a-t-il dit, est en pourparlers avec l’industrie pharmaceutique pour s’assurer que ses procédés correspondent à ceux exigés par les laboratoires, afin de faciliter le développement ultérieur si les molécules proposées finissent par confirmer leur efficacité en tant que traitement.

Rendez-vous sur le site https://www.annuaire-aas.com.fr/pour plus d’informations.

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